D’après les scientifiques du « Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat » (le GIEC, ou en anglais : Intergovernmental Panel on Climate Change - IPCC), les températures moyennes à la surface de la Terre ont augmenté en moyenne de 0,74 °C entre 1906 et 2005. Pour donner une idée : durant la période la plus froide de la dernière ère glaciaire - il y a environ 18.000 ans - la température n’était que de 4 degrés inférieure à ce qu’elle est aujourd’hui alors qu’une épaisse couche de glace couvrait une bonne partie de l’Europe et de l’Amérique du Nord.

Légende : Afin d’estimer le réchauffement de la planète dans le futur, les experts scientifiques du GIEC ont établis plusieurs scénarios (modèles), en fonction de l’évolution des émissions anthropogènes de gaz à effet de serre. Ces différents scénarios prennent en compte une série de facteurs socio-économiques tels que la croissance démographique, le développement économique, l’arrivée des nouvelles technologies, l’utilisation des énergies, etc. aux niveaux mondial et régional (Source : le rapport du GIEC de 2007)
D’un point de vue climatologique, cette élévation de 0,74°C des températures est un événement rapide et considérable. Même les plus faibles élévations actuellement annoncées demeurent supérieures à n’importe quelle tendance enregistrée au cours des 10.000 dernières années. Et pour retrouver un climat de 2 °C supérieur à celui d’aujourd’hui, nous devons remonter 2 millions d’années en arrière. L’augmentation prévue de 1,1 à 6,4 °C (suivant les diférents scénarios) exercera donc sans le moindre doute un impact sérieux sur notre planète et sur l’humanité.
D’innombrables observations indiquent le réchauffement climatique actuellement en cours :
- Onze des douze dernières années appartiennent aux 12 années les plus chaudes enregistrées depuis 1850.
- Dans l’hémisphère nord, les années 1990 ont été la décennie la plus chaude de tout le millénaire (période 1001-2000), et 1998 l’année la plus chaude de ce millénaire.
- Le mois d’août 2003 a été le plus chaud jamais enregistré dans l’hémisphère nord et a probablement coûté la vie à 35.000 personnes.
- Le réchauffement global a également été confirmé par (entre autres) une étude de la NASA, l’agence spatiale américaine, et de l’Univesrsité de Columbia, à New York, en avril 2005. Sur base des données provenant de stations météorologiques et de modèles informatiques des océans, l’étude a montré que suite aux gaz à effet de serre, l’atmosphère absorbe plus de lumière du soleil qu’elle n’en restitue dans l’espace. L’équilibre énergétique est de ce fait perturbé et la planète subit un lent réchauffement.
- Le réchauffement n’est cependant pas le même partout sur la Terre : au Pôle Nord, les températures moyennes des dix dernières années ont augmenté près de deux fois plus vite qu’au niveau mondial. Les températures à la surface du permafrost (couche du sol gelée en permanence) ont augmenté de 3°C en 20 ans, tandis que les zones soumises à un gel saisonnier du sol ont diminué.
En Europe
- L’Europe a elle aussi connu une élévation importante des températures au cours du siècle écoulé, surtout au cours de la dernière décennie. Cette élévation a été la plus marquée dans le nord-ouest de la Russie et dans la péninsule ibérique.
- Les températures s’élèvent plus en hiver qu’en été, ce qui provoque l’apparition d’hivers plus doux (le nombre de journées de gel diminue) et réduit les variations saisonnières.
- Si l’on constate la situation dans les capitales de la “vieille Europe” avec ses 15 Etats membres et dans la capitale polonaise Varsovie, les températures moyennes des 5 premières années du 21è siècle (période 2000-2004) ont été en moyenne de 1 °C plus élevées que durant les 5 premières années des années 1970 dans 13 de ces 16 villes.
- Plus de 250 stations météorologiques réparties à travers toute l’Europe ont, au cours des dernières années, enregistré une augmentation du nombre de journées d’été extrêmement chaudes (à certains endroits, augmentation de plus de 36 % au cours des 30 dernières années) : nulle part n’a-t-on par contre constaté une diminution de ce nombre. Les changements les plus importants ont été enregistrés en Europe du sud et en Europe de l’ouest.
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