Une des constatations faite par les experts du GIEC en 2007 est qu’à l’heure actuelle, il tombe plus de précipitations le long de la côte est du continent américain (tant en Amérique du Nord qu’en Amérique du Sud), en Europe du Nord et en Asie centrale et du Nord. La fréquence des précipitations intenses a également augmenté dans la plupart des régions.
Inversément, on constate, suite à l’élévation des températures et à la diminution du volume des précipitations, des périodes prolongées de sécheresse dans les zones tropicales et intertropicales et dans quelques autres régions comme le bassin méditerranéen. Ces phénomènes sont liés à des modifications de la température à la surface des océans et dans la circulation des masses d’air, ainsi qu’au retrait des glaciers et à la diminution de la couche de neige.
La quantité annuelle de précipitations en Europe du Nord a augmenté de 10 à 40 % durant la période 1990-2000, tandis que certaines régions du sud de l’Europe enregistraient au contraire une diminution de l’ordre de 20 %. Les saisons indiquent encore des tendances plus marquées que les moyennes annuelles. L’Europe du Sud et de l’Est sont devenues plus sèches surtout en hiver, tandis que d’autres régions en Europe du Nord-ouest devenaient plus humides à cette saison.
On prévoit que le volume des précipitations annuelles ira encore en augmentant en Europe du Nord et que les étés deviendront plus humides partout en Europe. Les périodes de précipitations intenses iront en augmentant, ce qui renforcera les risques d’inondations. De plus, les précipitations hivernales prendront plus fréquemment la forme de pluies suite à l’élévation des températures (la neige se fera donc moins abondante), ce qui augmentera encore les risques d’inondations.
De façon concrète, l’Agence européenne pour l’Environnement (AEE) s’attend à ce que le niveau moyen des précipitations augmentera de 1 à 2 % par décennie en Europe du Nord.
Ces changements intervenant dans le volume des précipitations auront un impact sur le nombre d’inondations. Entre 1975 et 2003, l’Europe a connu 318 inondations majeures enregistrées dans la Banque de données sur les catastrophes internationales (EM-DAT, EMergency Disasters DATa Base). Le nombre d’inondations annuelles enregistrées durant cette période a augmenté de façon irréfutable.
Il faut cependant ajouter que d’autres interventions humaines comme le déboisement, la rectification des cours d’eau, le revêtement des surfaces… peuvent avoir joué un rôle non négligeable dans l’augmentation de la fréquence des inondations.
Les prévisions à long terme indiquent qu’en 2070, le débit des rivières dans le sud et le sud-est de l’Europe sera réduit de plus de 50 %, tandis qu’il augmentera dans beaucoup de régions d’Europe du Nord et du Nord-est.
Les prévisions du GIEC indiquent une augmentation de l’intensité des cyclones tropicaux, qui se caractériseront par des vitesses très élevées des vents et des précipitations abondantes. Il est également possible que la trajectoire de ces cyclones se déplacera vers les pôles, ce qui aurait des conséquences sur le régime des vents, des températures et des précipitations en dehors des régions tropicales.
Légende : Le nombre de catastrophes liées au temps a augmenté 3 fois plus vite que celui des catastrophes non liées au temps, malgré le fait qu’on y soit généralement mieux préparé. Les pertes économiques de ces événements ont augmenté dix fois (en tenant compte de l’inflation) entre les années 1950 et 1990, beaucoup trop vite pour être mis sur le compte d’une simple inflation. La partie assurée de ces pertes a augmenté d’un niveau négligeable de 23% dans les années 1990. Une partie de cette tendance vers le haut peut néanmoins être imputée à des facteurs socio-économiques comme la hausse de la population, du luxe ou de l’urbanisation dans des zones vulnérables. (Source : Vital Climate Graphics – GRID Arendal / UNEP)
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