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Impact sur la santé

L’été caniculaire de 2003 a provoqué un nombre de décès supplémentaires estimé de l’ordre de 20 à 30.000 cas en Europe, suite à des affections cardiaques, vasculaires et/ou pulmonaires. Les stress liés à la chaleur peuvent donc occasionner une nette augmentation du nombre de décès. Une augmentation de la fréquence et de l’intensité de ce genre de vague de chaleur entraînera donc un surcroît de pertes humaines. Un phénomène similaire est à redouter suite aux effets de températures très basses dans les régions qui connaîtront au contraire des hivers très rigoureux dans l’avenir.

Mais les conséquences indirectes sont probablement plus importantes encore :

  • problèmes en rapport avec l’approvisionnement en eau et la production de nourriture suite aux pénuries d’eau et affaiblissement des récoltes, qui pourront mener à de la déshydratation et de la malnutrition,
  • augmentation du nombre de maladies suite à une plus grande dispersion de leurs agents de transmission :
    • choléra et dysenterie, deux maladies qui se propagent par l’eau,
    • maladie de Lyme, une conséquence possible d’une infection par une tique (cette maladie est à l’heure actuelle en pleine expansion dans nos contrées, en Europe centrale et dans les Etats baltes).
    • dengue, une maladie virale transmise par des moustiques,
    • bilharziose (schistosomiase), qui utilise des mollusques aquatiques comme hôtes intermédiaires,
    • malaria, suite à l’extension de l’aire de répartition des moustiques vecteurs. Il n’est pas exclus que la malaria pourrait se répandre au nord de la mer Méditerranée.
    • cancer de la peau.
  • croissance accrue de bactéries et d’algues toxiques, avec entre autres des intoxications alimentaires comme conséquences.
  • augmentation du nombre de pics d’ozone en été et aggravation de la pollution par les particules fines : une étude européenne récente a simulé, grâce à un modèle informatique, l’impact du changement climatique sur la qualité de l’air en 2010 et l’a comparé avec l’année de référence 1990. Selon les chercheurs, de grandes zones de l’ouest de l’Europe connaîtront des pics d’ozone plus élevés à cause des changements climatiques. La pollution par les particules fines connaît davantage de différences régionales mais pourrait aussi augmenter à cause du changement climatique. Les causes les plus importantes sont l’augmentation de l’humidité relative et les changements en hauteur, là où les couches atmosphériques sont mélangées, ce qui est également une conséquence du réchauffement climatique.

Les impacts sur la santé publique ne seront certainement pas les mêmes dans toutes les régions : une fois de plus, les effets les plus marqués se feront sentir dans les pays en développement, qui d’un point de vue matériel et financier sont moins bien armés pour affronter ces nouveaux défis.

 
 
Dernière mise à jour : 26/09/2011